Mon prestataire ne répond plus : récupérer son site
C'est une situation banale et très inconfortable : la personne qui a fait votre site ne répond plus, a changé de métier ou a cessé son activité. Vous n'avez aucun mot de passe et vous ne savez même pas où votre site est hébergé. Dans la quasi-totalité des cas, tout se récupère.
Commençons par la bonne nouvelle : un site en ligne est, par définition, lisible par tout le monde. Vos textes, vos photos et la structure de vos pages sont accessibles même sans le moindre identifiant. Ce qui peut réellement se perdre est beaucoup plus étroit qu'on ne le craint.
Ce qui compose un site, et à qui appartient chaque morceau
Un site tient en quatre briques, souvent confondues alors qu'elles se détiennent séparément.
- Le nom de domaine. Votre adresse. C'est la brique critique, et la seule qui puisse être vraiment perdue.
- L'hébergement. Le serveur où le site vit. Il se change sans changer d'adresse, et sans que le visiteur s'en aperçoive.
- Le contenu. Vos textes, vos photos, vos pages. C'est le plus précieux, et c'est aussi le plus facile à récupérer.
- Le code du site. Le thème, les développements spécifiques. Selon ce qui a été signé, il peut appartenir au prestataire.
Beaucoup de gens croient avoir tout perdu alors qu'ils ne sont bloqués que sur une seule de ces briques.
Étape 1 : retrouvez qui détient votre nom de domaine
Un nom de domaine est toujours enregistré quelque part, auprès d'un bureau d'enregistrement, et cette information est publique. Une recherche « whois » suivie de votre domaine, sur n'importe quel service gratuit, vous donne le bureau d'enregistrement et surtout la date d'expiration. Regardez-la en premier : c'est votre compte à rebours.
Le nom du titulaire est souvent masqué pour des raisons de vie privée, mais le bureau d'enregistrement, lui, est visible. C'est lui qu'il faudra contacter.
Étape 2 : déterminez à quel nom il est enregistré
Deux situations, très différentes.
Le domaine est à votre nom, votre prestataire n'en était que l'administrateur technique. C'est le cas favorable : le bureau d'enregistrement peut vous rendre la main après vérification de votre identité, généralement sur présentation d'un extrait d'immatriculation et d'une pièce d'identité du dirigeant. Cherchez dans vos mails et vos relevés bancaires une facture de renouvellement, c'est la meilleure preuve.
Le domaine est au nom du prestataire. C'est plus long. Il faut demander un transfert, ce qui suppose sa coopération. S'il est simplement désorganisé, une lettre recommandée suffit souvent à débloquer les choses. S'il a cessé son activité, adressez-vous directement au bureau d'enregistrement en expliquant la situation : ils ont des procédures pour ça, notamment quand le domaine porte votre marque ou votre raison sociale.
Étape 3 : récupérez votre contenu, sans attendre les accès
Cette étape ne dépend de personne et peut se faire tout de suite.
- Vos textes se copient depuis le site en ligne, page par page.
- Vos photos se téléchargent depuis les pages où elles s'affichent. Si vous avez les originaux de votre photographe, préférez-les, ils sont de bien meilleure qualité que les versions compressées pour le web.
- La structure, c'est-à-dire la liste de vos pages et leurs adresses, se retrouve en cherchant votre domaine dans Google, ou dans le fichier « sitemap.xml » à la racine de votre site.
- Les anciennes versions de votre site, si une page a disparu, se consultent sur les archives publiques du web.
C'est exactement ce que nous faisons quand nous reprenons un site : nous partons de ce qui est en ligne, sans rien inventer.
Étape 4 : reprenez la main sur l'hébergement
Si vous récupérez le domaine, vous n'avez pas besoin de récupérer l'hébergement : il suffit de faire pointer le domaine vers un nouveau serveur, où votre site aura été réinstallé. La bascule est invisible pour vos visiteurs et vos adresses de pages ne changent pas, donc votre référencement est préservé.
Ce qui est vraiment perdu, et c'est court
Le seul cas irrécupérable est un nom de domaine laissé expirer puis racheté par un tiers. Après l'expiration, il existe une période de grâce d'environ un mois pendant laquelle le titulaire peut encore le récupérer. Ensuite il repart à la vente, et des sociétés spécialisées guettent précisément les domaines d'entreprises actives.
Le reste se reconstruit : le code se refait, l'hébergement se change, le contenu se récupère. Si vous ne devez retenir qu'une chose, c'est de surveiller la date d'expiration de votre domaine.
Éviter que ça recommence
Quel que soit le prestataire que vous choisissez ensuite, exigez trois choses par écrit :
- le nom de domaine enregistré à votre nom, avec une adresse mail de contact que vous relevez vraiment ;
- l'accès à vos sauvegardes, ou au minimum la garantie qu'elles vous seront remises sur demande ;
- une clause de réversibilité, c'est-à-dire l'engagement de vous restituer contenu et accès si vous partez.
Chez nous, ces trois points sont acquis : le domaine reste le vôtre, et vous pouvez demander l'export de vos textes et de vos images à tout moment. C'est écrit dans nos conditions, pas seulement promis à l'oral.
Si vous êtes bloqué
Dites-nous ce que vous avez, même si c'est peu : votre adresse de site, éventuellement une vieille facture. On vous dit ce qui est récupérable, ce qui ne l'est pas et par quoi commencer. L'audit est gratuit et il n'engage à rien.
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Dites-nous ce que vous faites.
On s'occupe du reste.
Trois lignes suffisent pour commencer. On vous répond avec un avis clair et un délai, sans jargon et sans engagement.