Site internet ou page Facebook ?

C'est la question qui revient le plus dans nos premiers échanges, souvent formulée ainsi : « j'ai déjà une page, est-ce que j'ai vraiment besoin d'un site ? ». La réponse honnête n'est pas oui.

La Conciergerie des Mimosas. Une activité de recommandation, où les propriétaire
La Conciergerie des Mimosas. Une activité de recommandation, où les propriétaires veulent lire les prestations en détail avant de décrocher le téléphone.

Elle est plutôt : ça dépend de ce que vous vendez, et de qui décide chez vous. Prenons le temps de faire le tri, parce que les deux outils ne servent pas du tout à la même chose.

Ce que Facebook fait très bien

Vos clients y sont déjà, et ils y passent du temps sans intention particulière. C'est imbattable pour montrer la vie de votre activité : un plat du jour, un chantier terminé, une nouvelle collection, une fermeture exceptionnelle. Publier prend deux minutes depuis un téléphone, et les messages arrivent directement dans une application que vous consultez de toute façon.

Pour une activité qui vit d'actualité et de proximité, un traiteur, un food truck, une brocante, une salle de sport avec ses cours de la semaine, c'est un excellent outil. Certains commerces tournent très bien avec ça et rien d'autre. Le prétendre impossible serait malhonnête.

Ce qu'il ne fera jamais

Le problème n'est pas la qualité de l'outil, c'est le fait qu'il ne vous appartient pas.

Votre page peut être restreinte ou bloquée du jour au lendemain sur un signalement automatique, sans interlocuteur pour en discuter. Vos publications ne sont montrées qu'à une fraction de vos abonnés, et cette fraction dépend de décisions que vous ne contrôlez pas. Surtout, la personne qui cherche « plombier » suivi du nom de votre ville dans Google ne verra pas votre page. Elle verra les sites de vos concurrents.

Il y a aussi une question de crédibilité qui varie selon les métiers. On accepte très bien de choisir un food truck sur une page Facebook. On confie beaucoup moins volontiers un dossier juridique, une toiture ou un séjour à 900 € à une activité qui n'a pas d'adresse à elle sur internet.

Le vrai test, en trois questions

Posez-vous celles-ci, honnêtement.

Vos clients vous cherchent-ils, ou vous découvrent-ils ? S'ils vous cherchent, avec une intention et un besoin précis, il faut être là où ils cherchent, donc dans Google. S'ils vous découvrent au fil de leur écran, un réseau social fait le travail.

Votre prestation demande-t-elle à être expliquée ? Un panier de légumes ne se justifie pas. Un devis de rénovation, une prestation de conciergerie ou une consultation spécialisée, si. Une publication de trois lignes ne suffit pas à rassurer.

Que se passe-t-il si votre page disparaît demain matin ? Si la réponse est « je perds mon fichier clients et mon seul canal », le sujet n'est plus le marketing mais le risque.

Ce qu'on recommande en pratique

Un site comme socle, les réseaux comme haut-parleur. Le site porte ce qui ne change pas et ce qui doit être trouvé : qui vous êtes, ce que vous faites, où, à quel prix, comment vous joindre. Le réseau porte ce qui vit et se périme : les nouveautés, les coulisses, les promotions du moment.

La règle qui simplifie tout : ce qui a de la valeur dans six mois va sur le site, ce qui n'en a plus dans six jours va sur le réseau. Et chaque publication renvoie vers une page du site, pour que le trafic construise quelque chose qui vous appartient.

L'objection du budget

Elle est légitime. Un site payé 3 000 € pour un commerce qui démarre, ce n'est pas raisonnable, et beaucoup de commerçants se rabattent sur Facebook pour cette seule raison. C'est précisément pour ça que nous facturons 89 € par mois avec l'entretien compris : à ce niveau, la question du budget cesse d'être un argument pour rester locataire de sa présence en ligne.

Si vous hésitez encore, décrivez-nous votre activité en trois lignes. Il nous arrive de répondre qu'un site n'est pas votre priorité du moment. C'est rare, mais ça arrive.

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Romain Lebrun
Romain Lebrun

Fondateur de Humaro. C'est lui qui écrit ces articles, et c'est lui qui construira votre site. En savoir plus

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