Mon site n'apparaît pas sur Google

Vous tapez le nom de votre entreprise, votre site sort en premier. Vous tapez votre métier suivi de votre ville, il a disparu. Les deux situations n'ont rien à voir, et la deuxième a presque toujours une explication simple.

Servitel. Quarante ans d'activité et un site qui le dit clairement : c'est aussi
Servitel. Quarante ans d'activité et un site qui le dit clairement : c'est aussi comme ça qu'on gagne la confiance de Google.

Commençons par écarter le malentendu le plus fréquent. Sortir sur son propre nom ne veut rien dire : Google n'a aucun concurrent à vous opposer. Ce qui compte, c'est de sortir sur ce que vos clients tapent réellement, et ça n'est pas la même compétition.

Voici les causes dans l'ordre où nous les vérifions, de la plus bête à la plus longue à corriger.

Votre site est-il seulement connu de Google ?

Tapez site:votredomaine.fr dans Google, en remplaçant par votre adresse. Si la réponse est vide, Google n'a rien enregistré et tout le reste est sans objet.

Dans ce cas, la cause est presque toujours technique. Un site laissé en mode « en construction » après sa mise en ligne, une case cochée qui demande aux moteurs de ne pas indexer, un fichier qui bloque les robots. Ça arrive plus souvent qu'on ne le croit, y compris sur des sites livrés par des professionnels : la protection mise en place pendant la fabrication n'a jamais été retirée.

Si des pages remontent, notez lesquelles. Parfois seule la page d'accueil est connue, et c'est déjà une piste.

Depuis combien de temps le site est-il en ligne ?

Un site neuf n'existe pas pour Google avant plusieurs semaines, et il ne se bat pas à armes égales avant plusieurs mois. C'est frustrant mais c'est ainsi : l'ancienneté et la réputation comptent, et elles ne s'achètent pas.

Deux mois après une mise en ligne, il n'y a rien à conclure. Six mois sans aucune progression, là il y a un problème.

Google sait-il où vous êtes ?

Pour une recherche locale, le moteur doit relier votre site à un lieu. Vérifiez que votre adresse complète, votre téléphone et vos horaires apparaissent en texte sur le site, pas seulement dans une image de carte ou dans un logo.

Vérifiez aussi votre fiche d'établissement. Une fiche incomplète, mal catégorisée ou en double bloque tout le reste. C'est le levier le plus rentable du référencement local et il est gratuit.

Écrivez-vous dans les mots de vos clients ?

C'est la cause numéro un chez les indépendants et elle n'a rien de technique. Vous écrivez « prothésiste ongulaire », vos clientes tapent « pose d'ongles » suivi du nom de la ville. Vous écrivez « restauration traditionnelle française », on cherche « où manger le dimanche midi ». Vous parlez de « solutions d'accompagnement », personne ne tape ça.

Le remède est artisanal : notez pendant deux semaines les mots exacts que vos clients emploient au comptoir et au téléphone, puis reprenez vos pages avec ces mots. Aucun outil ne remplace cette liste.

Combien de pages avez-vous pour combien de prestations ?

Une page unique qui énumère dix prestations ne ressort sur aucune des dix. Google classe des pages, pas des entreprises. Si trois de vos prestations sont réellement recherchées, il leur faut trois pages, chacune avec son titre, son texte et ses exemples.

Attention à ne pas basculer dans l'excès inverse, qui consiste à fabriquer vingt pages creuses en dupliquant le même texte avec le nom d'une autre ville. Ça ne marche plus depuis longtemps et ça peut vous coûter cher.

Votre site est-il utilisable sur un téléphone ?

Ouvrez-le depuis votre mobile, en dehors de votre boutique, sans le réseau de votre local. Si vous vous impatientez, vos visiteurs sont déjà partis, et Google le mesure. Les coupables habituels sont toujours les mêmes : des photos envoyées telles quelles depuis un appareil, une accumulation d'extensions, un hébergement au rabais.

Et si tout est en ordre ?

Il reste le cas le plus honnête, celui qu'on vous dit rarement : sur certaines recherches, vos concurrents sont installés depuis dix ans, ils sont cités par la presse locale, par l'office de tourisme, par des annuaires professionnels. Vous ne les dépasserez pas en trois semaines avec cinq pages.

Ce qui se joue alors n'est plus sur le site mais autour : des avis réguliers, des mentions ailleurs, du contenu qui répond à des questions précises que personne ne traite. C'est un travail de fond, il donne des résultats sur six à douze mois, et il faut l'accepter avant de commencer.

Ce qui ne sert à rien

Autant vous épargner ces dépenses. Répéter des noms de villes en bas de page ne fonctionne plus. Acheter des paquets de liens sur une place de marché est un risque, pas un investissement. Mettre des mots-clés en blanc sur fond blanc est une pratique des années 2000 qui est aujourd'hui sanctionnée. Et payer de la publicité pour compenser un site lent ou mal écrit revient à louer des clients au lieu de les gagner.

Le contrôle en dix minutes

Faites-le ce soir. Cherchez site:votredomaine.fr. Ouvrez votre site sur votre téléphone et comptez les secondes. Vérifiez que votre adresse est en texte sur toutes les pages. Cherchez votre métier suivi de votre ville et regardez qui sort, et pourquoi. Ces quatre gestes vous diront dans quelle catégorie vous êtes, et donc s'il s'agit d'une correction rapide ou d'un travail de fond.

Si vous préférez qu'on regarde à votre place, envoyez-nous l'adresse de votre site. On vous répond avec ce qu'on voit, sans facture et sans jargon.

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Romain Lebrun
Romain Lebrun

Fondateur de Humaro. C'est lui qui écrit ces articles, et c'est lui qui construira votre site. En savoir plus

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