Combien de pages faut-il vraiment ?
On nous demande souvent un site de douze ou quinze pages. Dans presque tous les cas, on en livre cinq, et le site fonctionne mieux. Voici le raisonnement, objection comprise.
Le réflexe est compréhensible. Plus de pages donne l'impression d'un site plus sérieux, et d'une entreprise plus établie. Sauf que le visiteur ne compte pas les pages : il cherche trois informations, et il juge la maison sur la vitesse à laquelle il les trouve.
Ce que les gens font réellement sur votre site
Regardez les statistiques de n'importe quel site vitrine. La page d'accueil concentre la majorité des visites. Ensuite viennent une ou deux pages, presque toujours les mêmes : celle qui détaille la prestation, et celle qui donne l'adresse et le téléphone. Le reste est consulté par une poignée de curieux.
La page « nos valeurs », la page « notre histoire depuis 1987 », la page « actualités » dont la dernière entrée date de 2021 : elles existent, elles ne sont pas lues, et elles vieillissent mal. Une page abandonnée dit quelque chose de vous, et pas ce que vous voudriez.
Ce que coûte une page inutile
On croit qu'une page en plus ne coûte rien. En réalité elle coûte trois fois.
Elle coûte à l'écriture, parce qu'un texte creux se remarque tout de suite et qu'un texte juste demande du temps. Elle coûte à l'entretien, parce qu'un tarif ou un horaire qui change doit être corrigé partout, et qu'on oublie toujours une page. Et elle coûte en clarté : chaque entrée supplémentaire dans le menu est une décision de plus à prendre pour votre visiteur, donc une chance de plus qu'il ne fasse rien.
Les cinq pages qui portent tout
Dans l'immense majorité des activités, voici ce qui suffit et ce que chaque page doit faire.
L'accueil répond en dix secondes à : qui vous êtes, ce que vous faites, où, et quelle action est attendue. Un bon accueil peut être long, ce n'est pas grave, à condition que la première hauteur d'écran soit claire.
La prestation. C'est la page qui travaille. Elle détaille ce que vous faites, pour qui, comment ça se passe, ce que ça comprend. C'est aussi celle qui ressort sur les recherches précises.
La preuve. Réalisations, galerie, avis, chiffres. Elle transforme une promesse en constat.
Vous. Une photo, un prénom, deux paragraphes. Sur une petite structure, c'est souvent la deuxième page la plus lue, parce que les gens veulent savoir à qui ils vont parler.
Le contact. Adresse en texte, téléphone cliquable, horaires, plan, et un moyen d'écrire. Rien de plus.
L'objection : Google n'aime-t-il pas les gros sites ?
C'est la remarque qu'on nous fait le plus, et elle mérite une réponse précise. Google ne classe pas des sites, il classe des pages. Un site de cinq pages solides dépasse sans difficulté un site de vingt pages qui se répètent, parce que chacune de ses pages est complète et clairement dédiée à un sujet.
Ce qui est vrai, en revanche, c'est qu'un site ne peut ressortir que sur des sujets qu'il traite. Si vous avez trois prestations réellement recherchées, il vous faut trois pages, et pas une page qui les mélange. La bonne question n'est donc pas « combien de pages », mais « combien de sujets distincts mes clients cherchent-ils ? ».
Quand il faut vraiment ajouter des pages
Quatre situations le justifient, et nous les chiffrons à part.
Plusieurs adresses ou plusieurs établissements, parce que chacun a sa recherche locale, ses horaires et son plan. Plusieurs métiers réellement différents, avec des clientèles distinctes. Un blog, quand vous êtes prêt à écrire régulièrement, ce qui suppose du temps et pas seulement de la bonne volonté. Une boutique en ligne, où chaque produit devient une page.
Dans ces cas, on ne bricole pas : on établit un devis. Le reste du temps, cinq pages bien faites vous coûteront moins cher et vous rapporteront plus. C'est le périmètre de notre formule à 89 € par mois, et si votre besoin le dépasse, on vous le dira avant de commencer, pas au milieu du projet.
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Parlons-en
Dites-nous ce que vous faites.
On s'occupe du reste.
Trois lignes suffisent pour commencer. On vous répond avec un avis clair et un délai, sans jargon et sans engagement.